Archives de catégorie : grandes cultures

Du vin oui ! mais pas que…

En ce printemps , les cuvées Amourette et Diablerie 2016 sont désormais en bouteille et à la vente. Désormais les bouchons sont en liège 1+1 et pour toujours plus de cohérence et d’authenticité dans notre travail. Aussi, nous ne filtrons plus les vins avant la mise en bouteille.

Aujourd’hui notre vignoble compte 10ha en production plus 2ha de jeunes vignes (1,2ha de malbec sur argilo-calcaire et 0,8ha de merlot/muscadelle sur des sols limoneux-argileux).

Notre approche en biodynamie (certification Démeter) nous conduit à respecter chaque parcelle de terre et donc de la considérer comme un écosystème à part entière.

Ce respect et cet amour pour le vivant, ces convictions au quotidien on espère vous le transmettre dans nos vins, vivants et sans artifices.

En s’inspirant des pratiques de la permaculture, de la biodynamie et de la géobiologie nous cherchons une autonomie sur le domaine avec un maximum de synergie entre les différentes productions.

Les aléas climatiques (sécheresse en 2015 et 2016, gel cet année sur 2 hectares et demi, orage de grêle de plus en plus réguliers), nous amène à reconsidérer vraiment notre métier et utiliser au mieux les différentes facettes de notre domaine.

Depuis 2015, je suis en train de développer un petit élevage de porc noir gascon avec pour objectif l’intégration des porcs dans les prairies et parcelles de vigne en vue de transformer et vendre sur le domaine. L’atelier de transformation doit voir le jour cette année. Cet  atelier peut  permettre la valorisation d’une partie des fraises, fruits ou légumes à venir…

Depuis 5 ans déjà, les parcelles de terre (10ha) sont cultivés afin de répondre aux besoins de l’exploitation. Du méteil est semé chaque année une partie (5ha environ) sert pour les semis d’engrais vert dans la vigne à l’automne, l’autre partie pour servir de nourriture aux animaux et aux cochons surtout !

Sur 5 autre ha nous produisons du blé et bientôt aussi de l’épeautre que nous voulons transformer en farine et pourquoi pas faire quelques pains…

Il est évident pour moi que l’apport de l’agroforesterie contribue à l’équilibre des lieux. Les premiers essais sont menés en 2014 et 2015 sur une parcelle de céréales et une prairie occupée par les moutons. Les protections des arbres et notre suivi s’avèrent insuffisants. La sécheresse de 2015 ne nous a pas aidé non plus.

Fidèle à notre idée de renforcer les écosystèmes présents, avec Léa nous décidons de renouveler l’expérience cette année en collaboration avec l’association d ‘agroforesterie d’aquitaine.

Cette année, près de 700 arbres seront intégrés un peu partout sur le domaine y compris dans les vignes.

En 2017, je souhaite donner une cohérence et une unité à notre domaine avec la création d’un jardin à la fois pédagogique et de production, et la perspective d’une ferme pédagogique….

ou les connaissances acquises seront partagées et la démarche globale de notre domaine mise au premier plan.

Nous sommes en train de structurer tout cela, avec bien sur de nouvelles têtes et des bras pour nous suivre dans ce projet.

On cultive la biodiversité

Le printemps est déjà de retour et avec lui les travaux débutent aux champs.

Nous avons décidé de refaire ce que faisait déjà nos anciens, c’est à dire des parcelles à taille humaine. Nous avons donc redécoupé les deux îlots existants de 8 ha en îlots de 3ha chacun. Les parcelles sont organisées de façon indépendante  de façon à s’ intégrer dans notre organisme agricole avec une alternance de pâturage des animaux, de cultures et de plantes mellifères pour les abeilles et insectes.

 

Les animaux fournissent aux parcelles une fumure animale indispensable au bon fonctionnement du sol. Les insectes et les plus petits microorganismes jusqu’aux bactéries sont nos meilleurs ouvriers pour entretenir notre sol. Il faut juste veiller à leur donner la nourriture et le logis !

Nous avons commencé à replanter des arbres de manière à recréer les haies qui existaient avant le remembrement. On poursuit ainsi  plusieurs objectifs en même temps :  améliorer la biodiversité,  réguler l’eau et les éléments dans le sol, utiliser les ressources produites par nos arbres (bois, fruits, feuilles).

agroforesterie2015

En fait tout est utile et rien ne se perd..

Ce printemps, j’ai décidé de détruire une parcelle de deux hectares de trèfle violet à cause de l’envahissement « souterrain » d’une seule espèce : le chardon . Cette plante vivace est un véritable souci en début de travail en agriculture biologique. Pour le détruire, il faut réaliser un travail du sol toutes les 3 semaines. On commence par travailler à 5cm puis à 10 puis enfin à 15cm de profondeur. La on détruit le système souterrain colonisateur du chardon.

Sur une autre parcelle, ancienne jachère, cette fois c’est du rumex qui s’est installé dans la culture de féverole.

Comme pour le chardon, c’est au début du printemps la meilleure période pour les arracher, lorsque les réserves de la plante sont au plus bas. J’ai donc pris la bêche et déterré une centaine de racines de 5 à plus de 50cm…Heureusement que la racine de réserve (celle qui se multiplie lorsqu’on la coupe…) ne mesure que 12cm…rumex

Dans la vigne, les bourgeons sont ouverts, les premières feuilles étalées : la saison viticole va débuter. Nous avons effectué les enduits sur les pieds de vignes et les lattes à base d’argile, de petit lait, de 500P dynamisée.

Ce vendredi c’est le 1er « traitement » avec 30 à 50gr de cuivre/ha purin d’ortie, de consoude et décoction de prêle.

Les semis d’engrais vert sont maintenant broyés et une application de 500P sera réalisée la semaine prochaine.engrais-vert-vigne

 

 

 

 

 

 

Cette année nous plantons de la vigne environ 2ha.  Voici la parcelle ou nous allons installer malbec et merlot : Un sol argilo-calcaire orienté plein Sud et très adapté à la production de vins de terroir.

plantation2015

Voici  l’engrais vert (mélange de féverole, moutarde et blé) avant son broyage. Après 3 semaines environ (le temps de la décomposition correcte de la matière organique, nous effectuerons une aération du sol avec l’actisol, La structure du sol est conservée, l’activité des micro organismes est mise au premier plan et avec elle c’est toute la fertilité du sol qui est stimulée. La plantation est prévue en Mai.

 

engrais-vert-broye